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Qui Sommes-Nous  

Ne crains pas, car je t'ai racheté,

Je t'ai appelé par ton nom : tu es à moi. (Isaïe 43,1)

« La Congrégation des Religieuses Basiliennes Chouérites est une Congrégation de droit pontifical, à vœux temporaires puis perpétuels, soumise, en ce qui concerne son règlement intérieur et ses constitutions religieuses, au Siège Apostolique directement et exclusivement et appartenant à l’Église Melkite Catholique » (Constit. 1).

La Congrégation des religieuses Basiliennes Chouérites tire son nom de « Basilienne » de Saint Basile le Grand (329-379), auteur des règles de vie monastique dont elle s’est inspirée dans l’établissement de ses constitutions ; comme elle tire son appellation de « Chouérite » du nom du couvent situé près du village de Khenchara et qui porte le nom de Saint Jean de Choueir. Cette appellation s’explique par le fait que ce sont les pères de Saint Jean qui ont contribué à la fondation, à Zouk-Mikaël, au Kessrouan, de la Congrégation des Sœurs et se sont occupés de sa direction spirituelle et matérielle de 1730 à 1953.

 

Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père,

pour le pays que je t'indiquerai (Genèse 23,1)

 Grâce à la consécration de dix dévotes venues d’Alep, aidées et guidées par l’ordre des Pères Basiliens Chouérites, la construction du Couvent Notre Dame de l’Annonciation, situé sur une superbe colline de Zouk-Mikaël, fut achevé au cours de l’année 1737. La Congrégation cloîtrée se développa avec l’afflux des âmes désireuses de vivre la perfection évangélique.

Pour vivre cette perfection, ces religieuses s’inspiraient de la spiritualité de saint Basile, engagée à vivre leurs vœux dans l’humilité et la charité au sein de la communauté. Elles passaient la majorité de leur temps à élever leurs âmes à Dieu par la prière liturgique en chœur et les longues heures d’adoration, prosternées devant le Crucifié, le Saint-Sacrement, et la Vierge Marie. À ceci s’ajoutaient une austérité de vie qui ne les empêcha pas de gagner leur vie par le travail manuel, incarnant ainsi la célèbre devise basilienne : « La vie du moine est une vie de prière et de travail ».

 

Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création (Marc 16,15)

« La religieuse basilienne chouérite réalise sa vocation en s’appliquant […] à aider les autres à se sanctifier à travers l’éducation, l’évangélisation, les œuvres de charité chrétienne et le témoignage de sa vie » (Constit. 2 § 2).

En 1940, et pour répondre aux exigences de la Sainte Église, la Congrégation a senti la nécessité de changer d’orientation, et de mener une vie qui associe la prière et l’activité missionnaire. Le Saint Siège encouragea ce changement et, par un décret du 2 Juin 1953, il proclama les Religieuses Basiliennes Chouérites une Congrégation à vœux temporaires et perpétuels. Le 19 septembre 1954, Mère Macrine Chami fut la première Supérieure Générale ; la Congrégation acquit ainsi son autonomie de l’Ordre des Père Chouérites, auquel elle reste attachée moralement et spirituellement.

À partir de cette date, la Congrégation s’apprêta à affronter une nouvelle étape en préparant ses religieuses à la vie missionnaire : Écoles, hôpitaux, dispensaires, maisons de repos, orphelinats et autres, tout en accordant une grande importance dans leurs missions aux écrits et aux enseignements de Saint Basile. Nos œuvres éducatives et sociales se propagèrent au-delà des frontières libanaises, dans les pays arabes (Syrie, Jordanie, Égypte), en France et en Australie. Leur but essentiel c’est la glorification de Dieu en édifiant et développant le Corps Mystique du Christ par la sanctification de nos âmes et de celles des autres. C’est ainsi que nous tenons à rendre témoignage d’une communauté fraternelle et ouverte à tous.

Notre Congrégation comporte actuellement 130 religieuses qui se répartissent dans 25 institutions et couvents. Notre charisme basilien chouérite se base sur le service d’autrui avec humilité et simplicité évangélique, tout en respectant les exigences de la vie communautaire. Ceci se manifeste par nos missions éducatives dans les régions pauvres et négligées, par nos soins médicaux sociaux dans les hôpitaux, les dispensaires, les maisons de repos et les orphelinats, et par notre service pastoral et apostolique.

« Nous sanctifier, c’est vivre dans une actuelle et continuelle présence de Dieu en union intime avec Lui, dans la charité qui est la base et le sommet de la spiritualité basilienne ; nous sanctifier, c’est vouloir incarner Dieu en nous » (Introduction aux Constitutions).

Nous nous inspirons dans notre vie de la spiritualité de saint Basile le Grand qui insistait sur le lien essentiel entre la charité et l’originalité de la vie chrétienne et religieuse selon les principes suivants :

- La Bible qui est la charte de la vie religieuse et la première référence de chaque religieuse ;

- L’Office divin qui nous aide à élever notre esprit à Dieu ;

- L’ascèse, la pénitence et les vertus évangéliques qui unissent continuellement la religieuse à Dieu ;

- Le travail intellectuel et manuel qui porte la paix à sa vie ;

- La vie communautaire où resplendissent les vertus de l’obéissance et de l’humilité ;

- Les œuvres missionnaires, espace de partage, de service et de prière avec les autres, à l’exemple du Bon Samaritain ;

- Les lectures et l’accompagnement spirituels qui sont un moyen efficace pour la croissance de la personne et de la communauté.

 

Il y a plusieurs membres, et cependant un seul corps (1Co 12,20)

« La communauté religieuse est, dans l’Église, comme une cellule évangélique qui se construit dans la charité » (Constitutions 94).

La communauté est d’importance première dans le mode de vie basilien, puisque nous vivons dans des communautés grandes aux couvents ou restreintes dans les missions. Nous vivons nos jours à l’unisson, priant l’office, assistant à la messe quotidienne et aux retraites spirituelles mensuelles et annuelles. Nous travaillons ensemble, nous célébrons ensemble, nous nous partageons nos moments de joie et de chagrin.

Pour ce, aucune des sœurs ne peut se concevoir comme une unité indépendante et solitaire, mais comme un membre indispensable au corps de la Communauté. Et c’est ainsi que les dons et les talents de chacun de nous, se renforcent et rayonnent dans le service de tous. Telle est précisément la perspective de Saint Basile quant aux talents et vertus de l’homme.

 

 

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