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Saint Basile le Grand

 Saint Basile le Grand est un visage des plus célèbres du christianisme. Il est né à Césarée de Cappadoce entre 329 et 330, de parents fortunés et vertueux. La sainteté paraît être héréditaire dans sa famille : sa grand-mère Macrine, sa mère Émilie et sa sœur Macrine sont parmi les saintes, ainsi que son père Basile et ses frères Grégoire de Nysse et Pierre.

Depuis sa jeunesse, Basile cherchait le savoir. Il étudia à Césarée, à Constantinople, puis à Athènes où il fit la connaissance du jeune étudiant Grégoire de Nazianze ; ils se lièrent d’une amitié profonde basée sur la charité chrétienne et le respect réciproque. Ils excellèrent en rhétorique et l’employèrent pour défendre l’orthodoxie des dogmes ecclésiaux. En outre, Basile étudia la biologie, et acquit quelques notions d’architecture et de médecine.

Renommé pour son érudition, Basile se vit à l’apogée des gloires mondaines, et craignit de succomber à l’arrogance. Alors il retourna à Césarée en 356, distribua ses biens aux nécessiteux, et se retira dans le désert où sa mère et sa sœur Macrine menaient une vie d’ermites, dans un couvent qu’elles s’étaient construites sur la rive de l’Iris.

Dans cette solitude, Basile se mit à lire la Bible, y puisant une nourriture pour son cœur et son esprit. Il quitta son isolement pour parcourir les monastères de la Palestine et de l’Égypte, s’instruisant des vertus des moines. Mais il ne tarda pas à rentrer dans son pays en 359 pour instaurer un monastère masculin face à celui où résidaient sa mère et sa sœur. En fait, il préférait la vie religieuse cénobitique à celle des anachorètes. Les monastères se multiplièrent, et Basile devint Père de centaines de moines ; il leur rédigea alors les Règles détaillées et abrégées.

Basile vivait dans l’austérité : il se couchait par terre, portait des habits rugueux, endurait le froid sans allumer de feu, se suffisait du pain et de l’eau pour son unique repas quotidien. Toutefois, il s’efforçait d’approfondir son humilité, sa mansuétude, son dévouement et sa patience. Il passait son temps à prier, méditer et travailler. Puis il faisait le tour des villages avoisinants, à prêcher le salut aux paysans.

Malgré sa résistance, Basile fut ordonné prêtre, et fut chargé de la prédication. Il ne changea rien à son mode de vie et ne cessa de multiplier les monastères. Devenant évêque en 370, il géra les affaires des fidèles, défendit l’orthodoxie contre l’arianisme, et incita à l’adoration du Saint-Sacrement.

Pour subvenir aux besoins des nécessiteux, il fonda « la Basiliade » un hospice pour les malades et les pauvres. Ces œuvres de charité lui valurent le respect de tous, même de ses adversaires, y compris de l’empereur Valence qui tenta sans succès de l’attirer à l’arianisme. Basile se présenta courageusement devant le magistrat, défendant vigoureusement ses convictions religieuses. En outre, sa comparution devant un tribunal inique souleva les fidèles qui affluèrent pour le soutenir en assiégeant la résidence du  procureur qui le relâcha.

En 379, Basile mourut après avoir témoigné de la victoire de l’orthodoxie sur l’arianisme, et depuis, l’Église célèbre sa fête. Plus tard, le Concile de Chalcédoine le considéra en 451 comme : « Basile de Grand, serviteur de la grâce et docteur de l’Œcoumène ».

L’œuvre de saint Basile comporte des écrits variés que saint Grégoire résume ainsi : « Quand je lis son livre sur la création, j’imagine le Créateur qui façonne tout du néant. Et quand je parcours ses articles contre les hérétiques, j’imagine le feu de Sodome dévorant les adversaires de l’orthodoxie, réduisant leurs langues scélérates en cendre. Quant à ses sermons exaltant les martyrs, ils me portent à mépriser mon corps et à demeurer ferme dans mon combat spirituel jusqu’à la mort. Et combien ses homélies m’ont-elles incité à purifier mon corps et mon âme, en vue de devenir un temple apprécié par le Seigneur, et une cymbale qui chante la gloire de Dieu dans le monde entier ».

Référence :

-          كتاب السنكسار للمطران ميخائيل عساف، الجزء الأول، منشورات المكتبة البولسية، 2003، ص. 454-460.

-          كتاب الصلوات الطقسية لكنيسة الروم الملكيين الكاثوليك، المجلَّد الأول، الجزء الثاني، المطبعة البولسية، 1998، ص. 1679-1680.

 
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